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Mémorial des Finistériens
au fort Montbarey

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SON HISTOIRE

Ce fort, né de la volonté du roi Louis XVI de faire de Brest une place forte imprenable, était le plus important maillon de la défense ouest de la ville (prévu pour 500 à 600 soldats).

Sa construction débute en 1776. Le fort, à l’origine appelé fort Saint-Pierre, est destiné à défendre la route du Conquet.
Il complète la ceinture de forts établie pour défendre Brest d’une éventuelle offensive terrestre. Il s’insère ainsi entre le fort de Portzic et le fort de Keranroux.

En 1779, le prince de Montbarrey, ministre de la guerre, visite le fort alors en chantier. Il est rebaptisé en son honneur fort Montbarey, bien que l’histoire lui ait fait perdre un r.

Le fort Montbarey fut utilisé par les Allemands en 1944, qui y installèrent un bataillon de parachutistes pendant le siège de Brest par les Américains. Ce fut après de nombreux assauts et l’usage intensif de chars lance-flammes que la garnison se rendit le 16 septembre 1944.

Gravement endommagé en 1944, le fort est reconstruit après la Seconde Guerre mondiale. Le fort  Montbarey a abrité, pendant la guerre froide, le centre de commandement de la DCA (Défense Contre Avions) “marine” du port de Brest et a alors reçu dans sa cour deux gros bunkers. Il portait également à l’époque un radar de veille “air” lointaine. Ces installations furent désaffectées à la fin des années 1960, mettant fin à la carrière militaire du site.

En 1984, il fut mis à disposition de l’association Mémorial des Finistériens par la Marine nationale pour en faire un musée-mémorial sur l’histoire du Finistère pendant la Seconde Guerre mondiale. Une exposition sur “Brest en ruines” y est également présentée. On peut y voir notamment un “wagon de la mort” ayant servi à la déportation et de nombreux véhicules américains et pièces de DCA (Défense Contre l’Aviation) ainsi qu’un char anglais Churchill. Le musée gère aussi plus de 10 000 dossiers et documents de résistants, militaires et victimes de la Seconde Guerre mondiale. Il accueille chaque année plus de 10 000 visiteurs.