Montbarey et l’indépendance américaine. 3. Le corps expéditionnaire français

Le fort Montbarey est construit dans un contexte de fortes tensions géopolitiques internationales à la fin du XVIIIème siècle. Les colonies britanniques en Amérique exigent une plus grande autonomie face à la main-mise de la couronne anglaise qui augmente de manière considérable ses prélèvements fiscaux. Selon le principe de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », la monarchie française soutient les insurgés et envoie des troupes en soutien. Leur présence fait pencher l’issue du conflit du côté des insurgés. Une partie des escadres envoyées en Amérique part de Brest. C’est sur cette histoire que revient cette série d’articles dont voici le troisième volet. Une exposition temporaire, présentée dans l’arrondissement sud du fort Montbarey revient sur cette épopée. 

Le corps expéditionnaire français qui va partir combattre en Amérique du Nord est placé sous le commandement de Jean-Baptiste de Vimeur, comte de Rochambeau. Né en 1725, Rochambeau est alors lieutenant-général. Il deviendra général pendant la révolution française.

En 1780, il part à la tête de 6 000 hommes des troupes françaises pour aider les colons américains dirigés par George Washington, alors chef d’état-major de l’armée continentale, contre les troupes britanniques.

Le transport des troupes françaises est assuré par l’escadre de Charles-Henri de Ternay. Arrivé à Newport, avec seulement huit vaisseaux de ligne, deux frégates et huit galiotes à bombes, de Ternay ne peut rien faire face à une flotte britannique qui compte treize vaisseaux de ligne de plus que la sienne et qui n’a aucun mal à le bloquer. Mais qui ne parvient toutefois pas à déloger la flotte française …

Rochambeau débarque à Newport, Rhode Island, le 10 juillet, mais resta inactif pendant une année, à cause de son hésitation à s’éloigner de la flotte française, bloquée.

Il ne reçoit pas le renfort de 10 000 hommes dont il a besoin, Louis XVI s’inquiétant du coût exorbitant auguré de l’expédition.

Enfin, en juillet 1781, ses troupes quittent le Rhode Island et, en marchant à travers le Connecticut, rejoignent celles de Washington dans le comté du Westchester (état de New-York).

Rochambeau et Washington se rencontrent pour la première fois à Mount Kisco (North Castle). Leurs deux armées établissent ensuite des camps dans la commune voisine de Hartsdale, où elles effectuent, du 4 juillet au 19 août 1781, des manœuvres communes ainsi que des reconnaissances armées vers Manhattan, que Washington voudrait reprendre aux Anglais.

C’est lors de ce séjour à Hartsdale que Rochambeau parvient à convaincre Washington de ne pas attaquer l’île de Manhattan, trop bien défendue et trop difficile à attaquer ; il le décide à aller attaquer le général anglais Charles Cornwallis qui, après avoir saccagé les Carolines avec ses troupes, vient de prendre ses quartiers d’hiver à Yorktown (Virginie).

Les deux armées lèvent alors le camp pour Yorktown, où elles arrivent en septembre.

Elles font alors leur jonction avec les corps de troupes américaines commandées par La Fayette et reçoivent des renforts par la mer alors que la flotte française assure un blocus efficace. Un siège de plusieurs jours permet la victoire de Yorktown, forçant la capitulation de Cornwallis le 19 octobre 1781.

Cette victoire scelle la fin de la guerre révolutionnaire américaine et permet l’indépendance effective des États-Unis d’Amérique. Même si les conflits coloniaux se poursuivent dans d’autres parties du globe …

Mais la victoire de Yorktown, gagnée sur terre, dont l’histoire ne reconnaît que deux vainqueurs, Washington et Rochambeau, est avant tout un succès naval et celui tout particulièrement, du comte lieutenant général des armées navales de Grasse.

Source libre du net : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste-Donatien_de_Vimeur_de_Rochambeau

1_Le_comte_de_RochambeauLieutenant général de RochambeauSource historim.fr peale-portrait-george-washingtonGeorges Washingtonsource Son of the South website lord_cornwallisCommodore Charles CornwallisSource Anne S. K. Brown Military Collection

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