Montbarey et l’indépendance américaine. 4. La victoire vient de la mer

Le fort Montbarey est construit dans un contexte de fortes tensions géopolitiques internationales à la fin du XVIIIème siècle. Les colonies britanniques en Amérique exigent une plus grande autonomie face à la main-mise de la couronne anglaise qui augmente de manière considérable ses prélèvements fiscaux. Selon le principe de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », la monarchie française soutient les insurgés et envoie des troupes en soutien. Leur présence fait pencher l’issue du conflit du côté des insurgés. Une partie des escadres envoyées en Amérique part de Brest. C’est sur cette histoire que revient cette série d’articles dont voici le quatrième volet. Une exposition temporaire, présentée dans l’arrondissement sud du fort Montbarey revient sur cette épopée. 

En cette année 1781, l’effort de guerre naval français se porte sur les Antilles françaises mais va avoir un rôle déterminant dans la victoire de Yorktown.

Le lieutenant général de Grasse, qui a reçu le commandement d’une grande escadre de 20 vaisseaux et 3 frégates, quitte Brest le 22 mars 1781 et arrive le 28 avril à la Martinique. Où il va mettre la flotte anglaise en fuite.

Le 25 avril, Toussaint de La Motte-Picquet, alors capitaine de vaisseau dans l’escadre de l’amiral d’Estaing, appareille de Brest avec 6 vaisseaux et 3 frégates. Il va, le 1er avril, capturer un gros convoi anglais de 22 navires richement chargés.

Peu après, c’est la Floride qui est visée par les Franco-Espagnols. Avec 5 vaisseaux et 2 frégates, le chef d’escadre de Monteil, à la demande du gouverneur de Louisiane, attaque le poste anglais de Pensacola aux côtés de 10 navires espagnols. Les 700 français débarqués avec les troupes espagnoles forcent la place à capituler le 9 mai. C’est une belle victoire qui prive les Anglais de base dans le golfe du Mexique.

De Grasse, lui, va se porter, à la demande de Washington et de Rochambeau au large de Yorktown, après avoir embarqué 7 régiments de renfort, 3 200 hommes en tout. Le 30 août, les 28 navires de ligne et les 4 frégates de De Grasse se présentent à l’entrée de la Chesapeake. Dans le même temps, de Grasse envoie 4 navires bloquer les rivières James et York.

Le 5 septembre, l’opération de débarquement des troupes de renfort n’est pas encore achevée qu’une flotte anglaise forte de vaisseaux et de 7 frégates se présente. De Grasse suspend le débarquement des troupes, livre le combat naval et va mettre en fuite la flotte anglaise. Cette retraite anglaise signe la victoire française à la « bataille des caps », que l’histoire retient sous le nom de bataille de la baie de Chesapeake. La nasse de Yorktown est désormais fermée : Cornwallis ne peut plus attendre aucun secours de la mer.

Sources libres du net

270px-W-RSimpleMap degrasse  Lieutenant général de Grasse
   280px-Lamotte_Picquet-Saint_Aubin-Cochin_img_3098Capitaine de vaisseau de La Motte-Piquet
        250px-CharlesComtedestaing   Vice-amiral Charles Henri d’Estaing
220px-Chevalier_de_Ternay_anonyme_sans_date
Chef d’escadre Charles-Henri de Ternay
250px-Luc_Urbain_du_Bouëxic_de_GuichenLieutenant général Luc Urbain de Guichen
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