Soucieux de la perpétuation de la mémoire, les membres de l’association se veulent à la hauteur de la vision du président-fondateur Charles Le Goasguen.


Hommes et femmes, bénévoles de tous âges, ils participent aux différentes activités de l’association et aux prises de décision quant à ses orientations. Création d’expositions, travaux d’entretien, encadrement de visites, animation de la communication, inventaires des fonds… le spectre d’activités est particulièrement large dans une ambiance respectueuse valorisant les compétences de chacun. Si vous aussi l’histoire vous passionne, le devoir de mémoire vous semble crucial, rejoignez-nous.  

L’association « Mémorial des Finistériens » a été fondée le 30 mars 1984 et déclarée en Sous-préfecture de Brest le 15 mai 1984 sous le n° 4345. Elle est régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901.

Son fondateur, Charles Le Goasguen, compagnon de la Libération, en demeura le président jusqu’à son décès en 1995.

L’objectif statutaire du Mémorial est « de susciter, d’encourager ou de décider toutes initiatives ou actions à la mémoire des finistériens hommes ou femmes qui, nés dans le Finistère ou y ayant exercé une partie de leurs activités et, qui par leur abnégation, leur courage, leur générosité, leur talent ou leur patriotisme, quels que soient les domaines et disciplines concernés, ou encore les événements survenus, se sont individuellement ou collectivement distingués avec honneur à l’instar de celui exalté par la symbolique de l’Ordre de la Libération. »

Charles Le Goasguen et ses compagnons fondateurs, se décidaient après des années de silence à libérer leurs souvenirs pour perpétuer la mémoire, pour la leçon de vie, mais aussi pour apporter aux Finistériens quelques clés de leur passé pour mieux comprendre leur présent.

Autour de la crypte mémoriale, c’est dans le parcours d’une exposition sur la guerre 39-45 qu’ils ont choisi de s’adresser aux Finistériens de toutes générations et aux visiteurs de tous horizons.

La symbolique du mémorial des Finistériens est l’œuvre de Pierre Péron (1)

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Elle représente une ancre de marine, symbole de l’espoir, surchargée au talon d’un cœur, représentation traditionnelle de l’âme, chez nous. Les pattes de l’ancre, stylisées en forme de flèches jaillissant des flots, évoquent les bras du Finistère, tendus vers le large : au nord, le Léon et l’archipel d’Ouessant ; au sud, la Cornouaille et Sein, son raz et sa chaussée. La pointe des flèches supporte le bras inférieur d’une croix de Lorraine au cœur marqué de l’hermine de Bretagne.
Vous la retrouverez également inscrite dans une rose des vents soulignant le rayonnement du Finistère et de « la France au combat » à travers le monde.

Rose des vents                 Symbolique de base

(1) Pierre Péron 1905 (Brest) – 1988 (Brest). Illustrateur, décorateur, peintre, graveur, sculpteur, caricaturiste, maquettiste, cinéaste et écrivain français.

Élève des écoles des Écoles des beaux-arts de Brest puis de Nantes, Pierre Péron est nommé professeur de dessin aux Écoles de la Ville de Paris à partir de 1933. À partir de 1936, il crée des bijoux pour la marque « Kelt » de la maison Rivière à Paris. Il obtient la commande pour décorer le pavillon de la Bretagne à l’Exposition universelle de 1937 à Paris. Durant la seconde guerre mondiale, il connaît la captivité en Autriche de 1940 à 1942. Pierre Péron est nommé peintre agréé du département de la Marine en 1942, puis peintre titulaire de la Marine en 1960. Il devient conservateur du musée de la Marine de Brest à partir de 1972.

« L’art est synonyme de recherche. Je n’aime pas les routes droites. Je leur préfère les petits chemins qui me conduisent, en musardant, vers une même destination. Pour réaliser mon œuvre, j’ai utilisé des techniques diverses, avec différentes tendances, je peux dire que mon expression est un éventail aux mille plis. Je suis ainsi. C’est mon tempérament. Au risque de déconcerter les critiques, je saute du coq à l’âne avec joie. Dispersion me direz-vous ! Peut-être, mais aussi je veux croire Pierre Jakez Hélias quand il écrit : “ L’étonnant de tout cela, c’est qu’à travers de multiples facettes non point successives, mais instantanées, non point rivales mais complémentaires, il demeure une impression d’unité qui vient tout simplement du fait que l’artiste qui est derrière ne cesse de se vérifier lui-même à travers ses apparentes dispersions.” »
Françoise Péron et Yves-Marie Péron, P.Péron de A à Z, Coop Breizh, 2002.

Charles Le Goasguen, président fondateur de l'association du mémorial
Charles Le Goasguen, président fondateur de l’association du mémorial

Charles Le Goasguen est né le 4 mai 1920 à Brest. Son père était avocat au Barreau de Brest.

Il suit des études secondaires au collège de Notre-Dame du Bon Secours à Brest puis au collège Saint-Vincent de Rennes. Après le baccalauréat, il entre à la faculté de droit de Paris. La fin de sa première année de droit coïncide avec la débâcle de juin 1940 et le repli de la faculté de Paris à Rennes.

A Brest, du 15 au 17 juin, il prend une part active, devant l’avancée allemande, à l’évacuation des troupes vers l’Angleterre.

Engagé dans les Forces françaises libres dès son arrivée, il est affecté à l’escadron de Cavalerie motorisée de Delville Camp puis à la 1ère  Compagnie de chars de combat des FFL. Le 31 août 1940, il embarque avec son unité sur le Pennland à destination de Dakar. Après l’échec de l’opération, il débarque à Douala au Cameroun le 10 octobre 1940.

Il est alors conducteur de chars légers M39 quand il est désigné pour suivre les cours du Peloton d’élève officier au camp Colonna d’Ornano à Brazzaville en 1941.

Ensuite, il est affecté au Bataillon de marche n° 7 (BM 7) à Bangui mais il démissionne de son grade en mai 1942 pour servir activement au Western Desert en Libye, au sein du Groupe de reconnaissance 1 (GR 1) des Spahis marocains du commandant Jourdier à Bardia. Au moment des combats d’El Alamein, en octobre 1942, il rejoint le Groupe de reconnaissance 2 (GR 2). Promu sous-lieutenant le 1er décembre 1942, il prend part désormais à tous les combats avec le 1er Régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM).

En juin 1943, après la campagne de Tunisie, Charles Le Goasguen est promu lieutenant.

Il se distingue au cours des opérations de Normandie au sein de la 2e DB, participe à la libération de Paris et prend le commandement, le 19 novembre 1944, à la veille de la libération de Strasbourg, du 1er Escadron du 1er RMSM.

Après la campagne d’Alsace, il termine la guerre en Allemagne, à Berchtesgaden, avec le grade de capitaine.

Il reste au 1er RMSM jusqu’au 30 juin 1947, puis reprend ses études de droit.

En 1950, il s’inscrit comme avocat au Barreau de Brest.

Conseiller municipal à Plougonvelin (Finistère) de 1959 à 1963, puis à Brest de 1963 à 1965, Charles Le Goasguen est député UNR du Finistère de 1962 à 1967.

Appelé alors par le général de Gaulle en personne, qui voulait placer à ce poste une personnalité connaissant l’Afrique, il dirige l’office de coopération et d’accueil universitaire chargé de gérer les étudiants étrangers boursiers de l’Etat français de 1968 à 1973.

Administrateur de Sociétés Pétrolières jusqu’à la fin de 1979, date à laquelle il se retire à Brest où il crée « l’Association du Mémorial » de la 2e Guerre Mondiale.

Charles Le Goasguen est décédé le 4 juillet 1995 à Brest. Il a été inhumé au cimetière de Plougonvelin.

Source site Ordre de la Libération

C Le Goasguen 2

  • Officier de la Légion d’Honneur
  • Compagnon de la Libération – décret du 24 mars 1945
  • Commandeur de l’Ordre National du Mérite
  • Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
  • Croix du Combattant Volontaire
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
  • Médaille des Blessés
  • Médaille Coloniale avec agrafes « Libye », « Tripolitaine », « Tunisie 43 », « AFL »
  • Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
  • Médaille Commémorative 39/45
  • Presidential Unit Citation (USA)