Matelot télégraphiste canadien James Martin.

Martin James, télégraphiste de 19 ans survivant de l’Athabaskan, prisonnier en Allemagne au camp pour marins de Milag et Marlag, a dessiné durant sa captivité à Westertimke, village de Basse-Saxe, 4 croquis du naufrage de son destroyer, petite œuvre de mémoire crayonnée

A l’intérieur des camps , les conditions de vie bien que très spartiates, y étaient globalement meilleures qu’ailleurs en Allemagne. Dès le 9 avril 1945 à l’hallali du régime, les gardes nazis avaient fui et étaient remplacés par des groupes d’hommes âgés Volkssturm, civils non formés et mal armés, misérables derniers remparts de la patrie agonisante. Le 16 avril, quelque 2 000 prisonniers de guerre français et polonais étaient arrivés dans le camp suivi de près par 1600 prisonniers américains. Près de 8000 prisonniers se trouvaient dans le camp au moment de sa libération par la 11e division blindée britannique, le 28 avril 1945. Sans perdre de temps, les alliés firent de ce camp un lieu d’internement pour criminels de guerre nazi, en attente de jugement. Le SS-Reichsführer Heinrich Himmler et Alexander Piorkowski commandant de Dachau y firent un court séjour, avant d’être jugés et pendus à Landsberg.

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