Une fin dramatique dans le désert, Georges Le Calvez en image

Georges Le Calvez, aviateur malheureux disparu en 1941, avec son équipage, après un crash sur le plateau de l’Erdi Ma au Tchad, avait servi de modèle photo pendant son court séjour à Fort Lamy (N’Djaména) alors qu’il préparait son bombardier programmé pour aller opérer au-dessus de l’Oasis de Koufra.

Voilà une prise entre amis qui s’est transformée avec le temps en une photo documentaire.

Jean de Pange, affecté au même Groupement n°1, pilote de Leclerc pour l’opération sur Koufra, avait « fixé » sur la pellicule Le Calvez alors qu’il peignait une Croix de Lorraine sous la carlingue de son Blenheim.

De Pange est l’auteur d’un livre mémoire « Nous en avons tant vu » où il fait en particulier, le récit de l’extrême difficulté à se repérer en vol sur le trajet Ounianga-Koufra, complexité qui a coûté les vies de l’équipage frère, au retour d’un bombardement. La couverture du livre est illustrée par la photo de Le Calvez en décorateur d’avion.

Cette illustration de couverture est parue à nouveau, identique sur le livre témoignage « Des hommes Libres » de feu Roger Stéphane et Daniel Rondeau, écrivains et journalistes, qui dans un chapitre intitulé « Au Tchad, il y a KOUFRA » interrogent Pierre de Saint-Péreuse – Compagnon de l’Ordre de la Libération – affecté également au Groupement n°1 et placé avec son bombardier léger en soutien aérien de la bataille de Koufra. Au sein de l’escadrille de Ounianga, en réserve, se tenait Romain Gary (Alias Emile Ajar), observateur aérien, plus tard romancier double prix Goncourt, Compagnon de la Libération. Il a participé de loin à la bataille pour la reddition du Fort D’el Tag « .

Guy Crissin, Ecrivain d’Histoire, responsable de la commission Histoire.

Sources : doc GCrissin

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